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Mercredi 4 juillet 2007

04 juil 07 (o) Se protéger de la solitude
11 juil 07   12ème étape
18 juil 07   6ème Promesse
25 juil 07   4ème tradition
01 août 07 (o) Attention à la colère et au ressentiment
08 août 07   1ère étape
15 août 07   Férié - Groupe fermé
22 août 07   5ème tradition
29 août 07   Chasser l'apitoiement
05 sept 07 (o) Anniversaire du Groupe: 3 ans
12 sept 07   2ème étape
19 sept 07   7ème Promesse
26 sept 07   6ème tradition

Par Groupe de pAArisladefense - Publié dans : pAArisladefense
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Mardi 26 juin 2007

A l’heure ou les bouteilles de rosé vont s’entrechoquer dans les campings et ailleurs, que le pastis va couler à flot pour peu que le temps se mette au beau fixe, que les apéros et autres convivialités vont ressortir du placard, la phrase ne va pas tarder à tomber, marquée d’un point d’interrogation en forme de tire-bouchon : « Eh bien, tu ne bois pas avec nous ? »

 Pas facile de trouver la pirouette de sortie. Ma pirouette à moi, je l’ai vite compris, c’est d’aller plus vite afin de ne pas se faire rattraper dans la descente ! Le « Vivre sobre » ou « Vivre sans alcool » de la littérature des Alcooliques anonymes apporte ce type de réponse à des questions que le jeune abstinent que je suis se pose dans des cas comme celui là.

 Chacun trouvera son mode de fonctionnement, le mien est de prendre dès que possible un verre à la main, avec jus de fruit ou eau pétillante. Et comme cela, je n’ai de compte à rendre à personne et rien à justifier. Surtout rien à justifier. Mon choix est là.

 Et puis, si je peux éviter de me promener trop souvent dans des lieux où je sais d’avance qu’il me sera difficile – je n’ai pas dit impossible – de me dépatouiller de cette pression, ce sera tant mieux pour moi.  Si je peux très régulièrement me désaltérer pour ne pas m’exposer à une envie subite d’une boisson qui ne m’est pas recommandée, ce sera encore mieux.

 Tous ces gestes, les miens, sont ceux d’un alcoolique qui veut s’en sortir. Qui est abstinent à l’heure où il écrit ces lignes. Et qui sait que sa survie est à ce prix.

 Je vous souhaite d’agréables vacances, pleine de sérénité, de douceur et de sobriété. Qu’elles  vous donnent une joie de vivre formidable pour savourer sans peur les multiples trésors de l’existence.

 

 

 

 

 

Par Groupe de pAArisladefense - Publié dans : pAArisladefense
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Dimanche 20 mai 2007

Voici peu de temps, lors d'un entretien avec un psychologue, j'expliquais que j'étais alcoolique abstinent. Cette personne me répondit  "alors vous n'êtes plus alcoolique"...

 

J'aimerais me dire que je ne suis plus alcoolique. Cela signifierait que je pourrais à nouveau consommer de l'alcool sans crainte. J'avais tenté l'expérience, une fois, il y a cinq ans. J'avais arrêté de consommer de l'alcool. Sans y être contraint. Puis une visite d'amis, la bouteille de champagne en apéritif, un petit vin blanc pour agrémenter le repas...puis une semaine de nouveau sans alcool. "Génial" me suis-je dit, cela prouve qu'en fait je ne suis pas alcoolique mais juste un buveur un peu excessif par moments....

 

Puis un choc émotionnel, les urgences à l'hôpital pour une proche, la souffrance de l'autre que je ne supporte pas, et la rechute le soir même pour en revenir -au moins- à ma consommation standard d'auparavant.

 

Oui ce jour là, à mes dépens, j'ai eu la tristesse de comprendre ce qu'était un alcoolique. C'était moi. C'était tout simplement quelqu'un qui ne pouvait pas gérer sa consommation, décider de s'arrêter quand il le souhaite et de reprendre de même. Non, moi je subissais. De plein fouet.  C'est l'alcool qui menait ma vie, pas moi qui l'avais en main. Toutes les excuses ou pretextes n'étaient qu'un amas d'alibis pour justifier ce que je croyais être une faiblesse mais qui n'était en fait que l'expression d'une maladie: mon alcoolisme.

 

Alors puis je guérir de l'alcoolisme ? J'ai bien compris qu'à ce jour il n'existe pas de solution. Désolé pour les vendeurs de miracles, ils en seront pour leurs frais. Alors, en conscience, à moi de ne pas affronter Goliath. je n'ai pas la stature d'un David. J'ai déjà perdu la bagarre, je n'ai pas besoin d'une piqûre de rappel. Alors, mon chemin est de vivre avec cette maladie. Et pour qu'elle me porte le moins de préjudice, j'ai fait le choix de vivre une abstinence total d'alcool. Finalement, on peut croire en un paradoxe du fait d'être alcoolique sans alcool. En fait, la lecture logique de cette sequence de mots est de signifier "je suis alcoolique donc je ne consomme pas d'alcool", et non "puisque je ne consomme pas d'alcool, donc je ne suis pas alcoolique". Il ne faut pas confondre la cause et les effets. C'est en les inversant que l'on risque de gravement se méprendre...

 

Par L'Ami du 20 Mai 2007 - Publié dans : pAArisladefense
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Samedi 5 mai 2007

Pour en être alcoolique, je n'en suis pas moins homme...

Ma condition d'abstinent me permet de ne pas être aujourd'hui sous l'emprise d'un produit qui m'est nocif et contre lequel je ne peux rien. Il est plus fort que moi, je le sais, et c'est pour cela que je l'évite. J'en ai conscience, c'est ma chance.

Ne nous leurrons pas, cette situation d'astinence ne résoud en rien les problèmes de ma vie courante. Mais elle me permet clairement de ne pas les compliquer. Ce qui est déjà gigantesque. J'ai comme tout le monde des paquets de soucis de tous les jours et le plus difficile dans ma situation est d'une part de faire le tri entre les choses, d'autre part de structurer une action en face des choses pour lesquelles je peux agir.

Faire le tri, c'est disposer d'une lucidité me donnant la faculté de voir des différences. La prière de la Sérénité nous parle dans sa phrase finale de cette "Sagesse d'en connaître la différence". Mon abstinence est à coup sur un moyen indispensable pour garder la tête froide (ou la plus froide possible). C'est la porte que j'ouvre pour me donner la possibilité d'avancer. Ce qui ne veut pas ditre que je mettrai un pied devant l'autre. Mais il est plus facile d'entrer dans une pièce avec la porte ouverte que fermée...

Structurer une action, c'est tout d'abord procéder à un inventaire de ses forces afin de mesurer ce que l'on est capable de faire ou non, puis utiliser ses atouts pour agir dans un sens ou dans un autre. Avec lucidité et détermination aussi.

J'ai vécu cette semaine des émotions très fortes, et je rends grâce à Dieu pour la force qui m'a été donnée pour y faire face. A coup sûr, mon abstinence m'a permis de limiter l'amplification de ces états. Alors, à moi de continuer ce travail sur moi-même pour continuer sur ce chemin qui me permettra de tranquillement retrouver un merveilleux accord avec moi-même.

Confucius disait qu'un long chemin commence toujours par le premier pas. L'abstinence est un des premiers acte structurant pour l'alcoolique que je suis. la route sera longue, j'espère, car j'aime à penser que mon progres continue encore et encore....

Par Yves - Publié dans : pAArisladefense
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Samedi 7 avril 2007

Je suis à l'instant où j'écris ces lignes à l'intersection de deux lignes temporelles dont le croisement représente l'instant présent.

L'une est celle de mon passé, qui rassemble un ensemble de faits qui appartiennent à mon histoire, et dont je ne peux réécrire les lignes. Ce passé, avec ses moments de gloire, ses défaites, ces errances, cette solitude qui a grandi dans mon coeur. Et aussi ces moments pendant lesquels j'ai commencé ma reconstruction.

L'autre est celle de mon avenir, dont j'ignore les aboutissants, et finalement cela m'importe peu. Non par désintérêt ni par irresponsabilité, mais parce que l'analyse de mon fonctionnement propre m'a permis de me rendre compte que, en ce qui me concerne, plus je m'occupais de mon avenir, moins je m'occupais de mon présent. Et je perdais la substantifique moëlle des moments que je vivais.

Ce présent, il est là justement pour reprendre contact avec la réalité.Ma réalité à moi est que je suis alcoolique. Abstinent, oui pour aujourd'hui. Sans se demander si cela durera ni combien de temps. Parce que la machine à se poser des questions ne me rend pas service. Le petit vélo qui tourne les aiguilles du temps me complique plus l'existence qu'il ne la simplifie.

Aujourd'hui, c'est ce qui compte pour moi.

Et toi qui vient de lire ces lignes, je te souhaite simplement une bonne journée. Juste pour aujourd'hui. Et si tu souhaites que je te souhaite une bonne journée demain, il te suffira de lire ces lignes demain.....

 

Par Groupe de pAArisladefense - Publié dans : pAArisladefense
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